Le Brésil, c'est un peu comme un parc zoologique portes-ouvertes. Il y a pleins d'animaux dans la rue, et c'est normal pour tout le monde.

Bien entendu, dans les forêts, surtout celle de la Tijuca, il y a des écureuils, plusieures espèces de singes, des oncilles (parent de l'ocelot), des tatous, des coendous (porc-épic brésilien), des coatis, des pacas, des opossums, des lapins (eh oui), des fourmiliers, des chiens-des-buissons et des ratons-laveur. Sans parler d'une floppée d'insectes, d'oiseaux et bien entendu le plus sympa : des serpents dont certains sont très venimeux, voire mortels.

Mais je ne parle pas de ce genre d'animaux. Mais certes des plus petits et moins mignons que les autres. En panoplie, nous avons les moustiques, les termites en tous genres, et bien sûr, mes meilleurs amis : les cafards (qui font environ 6 cm, sans les antennes).
Je ne vais pas parler des rats, car c'est un animal qui m'est très cher après avoir vécu pas moins de 8 ans avec 7 rats de compagnie (pas tous en même temps ceci dit). Et puis les rats, surtout ceux d'égouts, c'est banal dans n'importe quelle ville, et ce n'est pas comme si on les voyait courir dans les rues de Rio (bien que parfois, on retrouve le cadavre d'un malchanceux dans le caniveau).

Mais les cafards... c'est quelque chose de purement détestable. Ça ne sert à rien, c'est vulgairement laid, et ici, le grand format, eh bien ça vole. Oui, oui, ça vole. Passionnant.

J'habite à côté d'un petit bois, et parfois nous avons l'honneur de reçevoir l'un de ses habitants à la maison. D'après ma mère, ceux à carapaces dures viennent de dehors, les autres, des égouts (merci Maman pour ces précieuses infos).
Le petit modèle (celui que l'on connais en Europe) est couramment appelé ici « petit français », sauf que je n'ai pas encore découvert pourquoi, mais en tout cas ça m'a bien fait marrer :o).

En plus, si vous avez des chats, le cafard leur sert tout simplement de jouet.
Le chat lui donne un coup de patte pour le jeter d'un côté, le choppe dans sa gueule, le secoue, le relâche, regarde la bestiole s'en aller désespérement, la ratrappe, et recommence. C'est généralement à ce moment là que ma mère et moi commençons à pousser des cris aigüs et à monter sur les chaises. D'un coup de journal bien visé sur le museau du félin, on parvient à assommer le cafard (et le chat), puis on jete le journal (qu'on ne risque plus de lire) par-dessus le cadavre avant de jeter un gros bouquin sur le tout, histoire d'être sûr d'avoir éliminé l'insecte. Et après, on tire à la courte-paille pour savoir laquelle des deux va devoir jeter l'animal dans le vide-ordure extérieur.

En été, c'est la pire saison, oú selon l'endroit, les cafards cherchent un abri plus frais, et il n'est pas rare d'en voir à toutes occasion, dans la rue et les bars.
Généralement cet animal rend tout le monde hystérique, surtout les filles. Mais ça je pense que c'est juste parce que les hommes ne veulent pas passer pour des mauviettes et qu'ils ont en fait autant la trouille que nous.

(Source : Alma Carioca)

Lénine, le chasseur de cafards :

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