Non, je ne vais pas vous faire un cours de portugais, pour ça il y a des tonnes de livres du style "comment apprendre le brésilien en 5min", mais plutôt référencer ici les mots bieeeeeen plus utiles que l'habituel "la banque se trouve au coin de la rue".
Au fur et à mesure de l'écriture de ce blog, je fournirai un peu plus de mots, donc n'hésitez pas à repasser pour faire un plein de culture G en vocabulaire.

 

A:

Aipim: le manioc, on en fait de la farine pour la farofa, mais aussi des gâteaux délicieux. Dans les bars, on le trouve sous forme frit, servi comme un plat de frites (terriblement bon).

Abóbora: du potiron. Les brésiliens sont de gros consommateurs de potirons, mais souvent dans les bolinhos ou alors sous forme de soupe.

Apagão: le mot à la mode ici en été. C'est une coupure d'électricité qui peut impacter d'un pâté de maison à plusieurs quartiers différents. Et ça arrive quand la compagnie d'éléctricité de la ville (Light), ne fait pas son travail. Et comme ça fait environ 50 ans qu'il ne font pas leur boulot, vous imaginez le bordel.

Arraial: littéralement, c'est un petit bourg, un petit village. Au Brésil c'est le synonyme des festas juninas (kermesses folcloriques du mois de juin), car c'est un endroit à ciel ouvert ou se passent les célébrations. Pour faire plus paysan, on le retrouve souvent écrit arraiá.

Abacate: un avocat (le fruit. L'autre, c'est l'advogado). Environ deux fois plus gros que ceux qu'on commercialise en France, prennez gare quand vous passez sous un avocatier aux fruits mûrs.

Arruda: en cherchant dans le wiki français, j'ai trouvé comme traduction de cette plante : "rue officinale". Mais aussi "rue fétide". Ce qui, pour moi, s'apparente plus à la vérité, étant donné que les feuilles dégagent une odeur très forte (pas forcément si fétide que ça, mais ça ne sent pas non plus très bon). Au Brésil, elle est surtout connue et utilisée lors des rites du Candomblé, car dans ces traditions ancestrales, l'arruda a la réputation d'éloigner les mauvais-esprits. C'est aussi pourquoi on l'utilise lors de la Saint-Sylvestre, en secouant des gerbes dans tous les sens, mais aussi en plaçant un brin derrière son oreille.

Alas: ok, ça ressemble de près au mot anglais, mais ça ne signifie pas la même chose. Une ala, c'est une "voie", une "allée" ou une "aile", tout dépend de comment le mot est utilisé dans la phrase. Rassurez-vous, vous ne verrez ce mot qu'au moment du Carnaval ou pour désigner une rue ancienne. Quand on parle de ala durant les défilés du Sambodrôme, il s'agit des "blocs" ou des "ailes" de danseurs qui suivent les chars allégoriques. Ils sont divisés par thèmes (et donc par costumes), et il peut y avoir plusieurs alas entre un char et un autre.

Abre-alas: c'est un groupe qui, durant les défilés des écoles de samba au Sambodrôme, "ouvre" la voie aux chars thématiques.

B:

Bolinhos: basiquement, le mot signifie "petit gateau", mais il est utilisé dans toutes ses déclinaisons : sucré ou salé. Dans les bars vous trouverez une partie de petiscos, avec les bolinhos à l'honneur. Il s'agit alors de la version salée, qui est présentée sous une forme ronde, généralement de la taille d'une balle de ping-pong. Les plus communs sont ceux à la morue (comme au Portugal), aipim e carne seca, et queijo.

Bolo: tout simplement un gâteau. Et si utilisé dans une expression, il signifie "poser un lapin" (ele me deu bolo = il m'a posé un lapin (gredin !))

Brigadeiro: concrètement, le mot signifie "brigadier". L'origine du mot viendrait du Brigadier Eduardo Gomes, candidat à la Présidence de 1945. Pour financer sa campagne, les femmes préparaient ces petites sucreries et les vendaient. C'est un mélange de lait condensé sucré, de chocolat en poudre, et de beurre. On en confectionne de petites boulettes, qui sont ensuite roulées dans des vermicelles au chocolat. C'est un #1 des fêtes d'anniversaire d'enfants, et dans les restaurants on le trouve "à la cuiller". Un pur régal pas diététique du tout. Mais franchement....

Bateria: c'est le groupe orchestral de percussion utilisé pour jouer de la samba de Carnaval. Y sont utilisés 3 types de surdos (gros et lourds tambours), du repique (tambour plus petit), des tambourins et des pandeiros (tambourin à timbales), des maracas, des cuicas, des agogôs, des reco-reco et des timbales (bref, bien du bruit tout ça). La bateria a son chef d'orchestre, qu'on appelle le Mestre de Bateria.

Biscoito Globo: c'est du typique de Rio. C'est un biscuit creux et croquant, salé ou sucré. On le mange à la plage comme un vrai carioca. Et avec un verre de maté, bien entendu.

Boteco: c'est un mot d'argot pour désigner un bar typique de Rio, style familial et ou la carte ressemble à celle de tous les autres. Le bar de base, quoi. 

C:

Cerveja: mot important. Bière. Et on la demande gelada. Pour les Européens, c'est du pipi de chat, mais quand il fait très chaud, ça fait du bien. Celle que je recommande, c'est la Bohemia (allemande, 2 ou 3 R$ plus chère que les autres). Ici, à Rio, on trouve également la Antartica (en version normale ou "original"), la Brahma, la Skol. Dans les dernières nouveautés "in", la Heineken et la Stella (beurk et beurk-bis).

Chopp: une bière pression.

Colarinho: il s'agit de la mousse de la bière. Pour demander sans on dit "sem colarinho" (vient de colar > collier).

Carne seca: de la viande sechée. Typique de la cuisine du Nordeste brésilien, on la trouve souvent à Rio dans les bolinhos ou alors en accompagnement d'un plat. Aussi dans certains restaurant sous la désignation de carne seca com aipim frito, soit un plat (à partager pour grignoter) de viande sechée en morceaux avec du manioc frit.

Caïpirinha: est-il nécessaire de présenter le fameux cocktail brésilien ? Mélange de cachaça, citron vert, sucre et glace pilée et le tout au shaker. Si vous n'êtes pas trop sucre (ils sucrent beaucoup dans les bars), demandez a ce qu'elle vienne sans sucre, et vous pourrez sucrer à votre goût.

Catupiry: un fromage très crémeux, utilisé dans les pizzas, les bolinhos, mais surtout dé-li-ci-eux avec de la goiabada.

Coxinha: de galinha (poulet) avec ou sans Catupiry. Autre petite merveille frite, remplie de poulet mixé. Coxinha signifie "petite cuisse", car la forme de goutte est censée ressembler à une cuisse de poulet. Moi, j'ai compris ça il n'y a que très peu de temps.

Couvert: non, ce n'est pas une manière polie qu'a le serveur de vous demander si vous allez manger avec un couteau et une fourchette. C'est un apéritif-miam proposé par l'établissement. Il s'agit souvent d'un pâté, de pain, d'olives, et parfois d'une spécialité maison. Certains établissements proposent un couvert complètement différent. Attention, ce n'est pas donné : environ R$8,00 pour les petits restaus, jusqu'a R$ 18,00 dans les autres. Dans les endroits encore plus chics, vous pouvez en trouver pour R$30,00. Demandez le prix avant d'accepter et de vous faire avoir.

Canjica: c'est une espèce de gruau chaud préparé avec des grains de maïs blancs ou verts, du lait concentré sucré, du lait et de la canelle (très bon pour la ligne tout ça).

Curau: la texture ressemble beaucoup à de la polenta, mais c'est un dessert à base de maïs vert, lait et sucre.

Cocada: en version branca ou preta (blanche ou noire). En réalité ce qui change la couleur c'est si vous utilisez de la canelle/clous de girofle ou pas. C'est un petit pavé de noix-de-coco rapée et très sucrée.

Creme de papaia: un dessert mélangeant de la papaye et de la glace à la crème, le tout battu et puis arrosé de crème de cassis. Recette ici.

Creme de abacate: l'avocat ici se mange sucré, jamais en vinaigrette (cette convention stupéfait les brésiliens). On le mixe jusqu'a ce qu'il devienne de la purée, on le mélange avec de la crème fraiche, du citron et du sucre, puis on déguste. Recette ici.

Choque de Ordem: un peu genre les forces de l'ordre version bariqués. Ils sont en noir, armurés, cloisonés, et très très peu sympas. A Rio, on aime pas beaucoup les voir... et on fait chemin inverse quand c'est le cas.

Churrasco: c'est le barbeque à la brésilienne. Le brésilien est très friant de churrasco, c'est une bonne manière de réunir plusieures personnes en une seule fois. Bien entendu, c'est majoritairement de la viande de boeuf, mais il y a aussi beaucoup de poulet sous forme de saucisses. La viande de porc est appréciée, mais vous ne verrez pas souvent la version en côtelettes. Forcément, les coupes de viande de boeuf sont différentes de celle qu'on trouve en France, mais on mange quasiment les mêmes morceaux. Quelque chose qui est commun par contre, c'est manger des coeurs de poulets (très bon). Mais oubliez les merguez et chipolatas, ici ça n'existe pas.

Churrascaria: les restaus de viande à volonté. Vous payez un prix (qui peut aller de ~R$24 à R$120), puis vous avez tout à volonté : buffet et viande que des serveurs vous apportent sur des broches et qu'ils coupent à la demande. Forcément, ils se rattrapent sur le prix des boissons. Deux conseils concernant ces restaus : n'allez pas dans les moins chers, la qualité de la viande est nettement inférieure (très grasse), vous ferez plaisir à votre organisme en vous départant de quelques Reais de plus ; ne mangez pas trop avant, vous risquerez de le regretter amèrement.

Comissão de frente: au Carnaval, c'est le groupe qui ouvre la cérémonie. Ils doivent présenter l'enredo en choréographie.

Canga: le paréo. Mais surtout pas à porter, c'est un crime anti-carioque-attitude. Vous le mettez sur le sable pour faire bronzette.

F:

Farofa: farine de manioc, qu'on utilise en général en accompagnement dans les plats à base de haricots noirs et riz mais aussi dans certains plats typiques à base de poisson.

Feijoada: plat traditionnel brésilien. Il est préparé à base de haricots noirs (bruns, ou marrons, suivant la région), morceaux de porc (oreilles, pieds, queue, saucisses) et de boeuf, le tout mijoté lentement pendant quelques heures, puis servit avec du riz blanc, de la farofa, du chou vert et des quartiers d'oranges (pour couper l'amertume du chou et faciliter la digestion d'un repas si riche en calories). A déguster d'une bonne bière glacée. Recette ici.

Frescobol: c'est un jeu de plage tipiquement carioca, inventé à Copacabana entre l'année 1945 et 1946. Il s'agit d'un jeu ressemblant au tenis, qui utilise des raquettes complètement faites en bois, et une toute petite balle en caoutchouc dur. Le jeu se joue a 2 ou plusieurs "partenaires", car c'est un jeu qui ne possède aucune règle de compétition. C'est seulement en 2003, lors du 1er Congrès de Frescobol que des règles ont étés inventées.

E:

Empada/empadinha: tourte grand format ou petit format (style amuse-bouche), fourrée à la viande, crevettes, poulet ou fromage. D'autres versions plus hypes existent aujourd'hui.

Enredo: terme utilisé pour les écoles de samba, lors du Carnaval. Il s'agit de l'histoire choisie par l'école pour son défilé.

G:

Goiabada: de la pâte de goyave, avec ou sans morceaux (cascão / sem casca), que les brésiliens aiment accompagner de fromage (Catupiry ou Minas). L'un des desserts traditionels d'ici. Plusieurs "surnoms" sont donné a ce dessert tout simple mais à l'excellent combination: Romeu e Julieta ou Mineiro com botas.

Garotinho: littéralement "petit gamin". Mais aussi un homme politique, anciennement gouverneur de Rio (et pas très recommandable, ma foi). Mais ici je veux parler de la version petit format du chopp. Eh oui, le brésilien a le sens pratique. Le garotinho n'a pas été inventé pour ceux qui ne finissent pas leur bière, mais plutôt pour ceux qui n'aiment pas que leur bière soit "chaude" (cad au-delà de 2°c). Environ 200ml.

K:

Kibe: (aussi quibe) d'origine turque et libanaise, c'est une croquette de viande mélangée a du boulghour et à de la menthe fraîche et ensuite frite. Une merveille.

L:

Laje: c'est ce qui désigne le carré de bitume qui sert de toit ou de "balcon" dans les maisons des Communautés. Traditionnellement, les gens qui habitent loin des plages, vont faire bronzette sur leurs lajes.

M:

Maria-mole: c'est un dessert typique des festas juninas, préparé comme une meringue mole mais gluante, au goût de noix-de-coco et avec de la noix-de-coco rapée par dessus. Comme c'est une meringue, c'est excessivement sucré, mais très bon.

Maracujá: fruit-de-la-passion. Il est jaune, gros et acide. Le brésilien en est très friant, car c'est un fruit qui pousse quasiment toute l'année. On le retrouve sous forme de jus, de desserts et même dans les plats à base de poisson.

Mestre-Sala: Grosso-modo le "Maître de Cérémonie". En fait la personne responsable, à l'époque de la cour, d'introduire les invités auprès des monarques. Au Carnaval, il s'agit d'un jeune homme qui, avec sa Dame, représente l'école de samba dont il fait partie. Le couple défilent avec les couleurs et le drapeau de l'école, et ils peuvent être au nombre de un à 4 couples, répartis dans tout le défilé. Les Mestre-Sala vont de paire avec les Porta-Bandeira.

Mestre de bateria: le chef d'orchestre de l'école de samba qui défile.

Mate: c'est du maté, une plante infusée qui donne un liquide marron foncé, énergisant, et, à mon goût, assez amer. On en boit un peu partout au Brésil, mais à Rio c'est la version glacée qui est privilégié. Le Carioca en est très friant, et la marque la plus représentée est le Matte Leão© (avec le dessin d'un lion couleur orange).

P:

Petisco: c'est un mot que vous allez souvent rencontrer dans les menus des bars. Il s'agit d'amuse-bouche salés : bolinhos, pasteis, empadas, kibe...

Pastel: on les compare souvent aux empanadas, sincèrement je suis chauvine et je trouve que nos pasteis sont bien plus bons. Mais basiquement c'est la même chose : un chausson à pâte fine, frit, fourré de viande hachée, fromage ou crevettes pour les basiques. Aujourd'hui on en trouve de plus chics aux tomates sechées/fromage, abóbora com carne-seca, etc.

Pão de queijo: mon préferé parmis tous les salgadinhos du Brésil. Littéralement : pain de fromage, mais il n'a de pain que le nom, car il n'est pas préparé de la même façon qu'un pain traditionnel. C'est une petite boule de pâte cuite au four, au goût de fromage. Le fromage utilisé est le queijo de Minas, mais aussi un peu de parmesan. Bizarrement, on ne trouve pas de pão de queijo dans les bars. Jusqu'a aujourd'hui, je n'ai pas trop compris pourquoi.

Petit gateau: (souvent aussi avec l'orthographe fantaisiste "gatô"). Alors, ce n'est pas un gâteau qui est petit, mais un plutôt un moelleux au chocolat. Les cariocas trouvent ça super chic. Mais sincèrement, pas toujours top (le goût du chocolat brésilien est bien différent de celui que nous connaissont en Europe).

Pamonha: le mot vient de la langue tupi , qui signifie "gluant". C'est une pâte de maïs vert mélangé à de l'eau et du sucre (ou sel, dans la version salée) et emballé dans une feuille de maïs. Il est dégusté chaud.

Pé-de-moleque: c'est une barre de caramel solidifiée à laquelle on rajoute des cacahuètes.

Paçoca: vous prenez des cahuètes, vous les passez au broyeur, vous mélangez la poudre avec du lait, du lait condensé sucré, du sucre (oui, oui), et vous obtenez une pâte. Ca vous donnez une pâte de cahuète solidifiée.

Porta-Bandeira: ce sont des jeunes filles qui font la même chose que les Mestre-Sala (représentent l'école de samba). Ce sont les "porte-étendard" de l'école, elles ont pour mission de porter le lourd drapeau de l'école, et de le présenter lors des défilés.

Puxador: littéralement "le tireur" (dans le sens physique). C'est le chanteur principal du samba-enredo, aidé d'un groupe de choristes.

Q:

Queijo: fromage. Bien que le Brésil ne soit pas mondialement connu pour ses laitages solidifiés, il y a quelques basiques: le queijo de Minas (originaire de l'Etat de Minas Gerais, souvent appelé uniquement "Minas"), le Catupiry (fromage semi-liquide tirant vers l'épais, pro des garnitures de pizzas) et le requeijão (un peu la cancoillotte d'ici, mais en meilleur, ne vous en déplaise).

Quentão: le "vin chaud" d'ici. Connu sous diverses versions, mais avec la même base : de la cachaça chaude, agrémenté d'épices diverses (gingembre, clous-de-girofle, canelle). Il existe aussi un quentão à base de vin (mais les puristes brésiliens se battent pour savoir qui est l'original).

Quibe: voir "kibe".

R:

Rainha de bateria: "Reine des percussions", elle défile au Carnaval, toute mise en valeur, avec le reste de l'école. C'est un honneur que d'être choisie pour défiler sous ce titre.

S:

Salgadinhos: même topo que le petisco, le salgadinho est le nom générique pour tous les amuse-bouche salés.

Samba-enredo: c'est la synthèse de l'enredo (thème principal de l'école de samba). Il est mis en musique et paroles, et comprend un début, un milieu et une fin (logique).

Sacolé: c'est le Mister Freeze à la brésilienne, version caïpi cachaça ou vodka, et fruits basiques, style mangue, fruit-de-la-passion et goyave. C'est souvent du fait-maison, mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas fait avec des sacs plastiques de récup'. Et je répète (sinon je vais avoir des problèmes) : à consommer avec modération !

Slackline: un sport extrême avec deux version: le Slackline et le Highline. Les deux viennent des USA, et le principe consiste à tendre une corde entre deux points, et marcher dessus avec le maximum d'équilibre. Le Slackline c'est lorsque la corde est proche du sol (entre deux arbres par exemple). Le Highline c'est quand il y a un minimum de 5m au-dessus du sol. Il-y-a aussi le Longline, le Trickline et le waterline, mais pas encore très populaires à Rio.

T:

Tutu: purée faite de haricots noirs et de farine de manioc, accompagne certains plats.

V:

Velha-Guarda: ce sont les "anciens", les sambistes respectés de chaque école. Ils défilent chaque année sous les couleurs de leur école, habillés sobrement comme a l'ancienne mode : trois-pièces impeccable pour les hommes, tailleur pour les dames.