En tout cas c'est le mot d'ordre ici.

Dieu est partout, il prend le bus avec vous, il marche à vos côtés dans la rue, il est collé sous forme de stickers dans le taxi que vous prennez, on parle de lui dans les journaux, on crie son nom dans les stades de foot, et on le retrouve même sur les paquets de farine de manioc.

Dieu, ou Jésus d'ailleurs. En guise d'aurevoir et bonne journée, les gens disent généralement "fique com Deus", littéralement "que Dieu te garde". Et au Nouvel An, quelques minutes avant le coup de minuit, les gens se réunissent en ronde, se donnent la main, et prononcent des paroles réconfortantes au sujet de la paix, de la lumière qui éclairent notre chemin, de l'amour que le Christ a pour chacun de ses frères, et finissent par une prière en choeur.

Au Brésil, le mélange n'est pas si mixte que ça. 73,8% sont catholiques, 15,4% sont évangéliques (protestants). 0,3% sont adeptes des rites religieux africains, et les 10% restant se divisent entre musulmans, juifs, mormons et témoins de Jéhovah.

Ici, même si quelqu'un se déclare athée, il est généralement "lié" au christianisme. Badiner avec la religion ou d'ailleurs son excès verbal, n'est pas une option possible, on offense vite les gens par ici.

On imaginerait pas le Président de la République Française, lors d'un discours officiel, faire appel à Dieu. Quel tapage médiatique ça ferait ! Eh bien ici, que ça soit FHC, Lula ou Dilma, tous insèrent un moment ou à un autre les croyances de leurs citoyens dans leurs paroles.

Bref, même si c'est Auguste Comte qui a donné sa devise au Brésil, "Ordre et Progrès", les brésiliens ont rajouté en filigrane, leurs propres mots "avec l'aide de Dieu".

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