A moins que vous ne veniez d'arriver d'une planète lointaine qui ne possède pas de Wifi, vous devez probablement savoir que les brésiliens sont fans de foot. Genre fans. Mais très très fans. Et ça se révèle tous les mercredis et dimanches soirs.

Eh oui, le bol d'être dans un pays ou le foot est diffusé 2 fois par semaine, à peu près sur la moitié des chaines potables d'ici, et sur une quinzaine de chaines câblées.

Le phénomène footbalistique se manifeste par une salve de cris et de pétards dans tous les quartiers de Rio. Et surtout si il s'agit d'une grande équipe carioca.
Car ici, nous avons nous aussi notre duel PSG/OM.
Il s'agit de l'équipe de Fluminense (aux couleurs blanc, rouge et vert, mascotte : le chapeau haut-de-forme qui symbolise les aristocrates créateurs du club) et de celle de Flamengo (rouge et noir, mascotte : le vautour, allusion des adversaires à but raciste mais retenue par provocation par les supporters et leurs joueurs), culturellement appelés Fla/Flu.
Les autres équipes de Rio sont celles de Botafogo, Vasco da Gama, América, Volta Redonda, Bangu, Bonsucesso, Campo Grande, São Cristóvão, Madureira, Olaria et Portuguesa.

L'Amérique du Sud est un continent qui aime le foot et l'a d'ailleurs toujours apprécié. Ce qui fait, que durant l'année il y a une douzaine de championnats différents, ce qui rend les week-ends particulièrement agités. Entre les championnats nationaux, internationaux, inter-sud-américains, par Etats, par classement, c'est un vrai délire de coupes à gagner et de titres à remporter.
Et ici, tout le monde a son équipe de foot. Tous. Même si vous n'aimez pas trop le foot, inventez-vous une équipe qui vous plaît, sinon vous aurez l'air d'un extra-terrestre si vous haussez des épaules en disant "oh, moi le foot...". Mais évitez le duo Fla/Flu, parce que là c'est comme en politique : on ne s'en sort jamais.

Les supporters sont donc méga-actifs durant le dimanche aprèm, et selon les hurlements (et les insultes), on peut vite deviner qui vient de gagner/perdre. Le lendemain, la Une des journaux populaires est consacrée a la victoire de la veille.

Mais le foot au Brésil, ce n'est pas uniquement quelque chose qui divise, mais qui réunit aussi.
D'un côté vous avez donc les équipes nationales. De l'autre, vous avez l'équipe officielle, la seleção. Et la seleção, ici, c'est aussi sacré qu'une macumba.

Les brésiliens sont extrêmement fiers et chauvinistes lorsqu'il s'agit de leur football. Vous avez déjà dû le remarquer lors des Coupe du Monde, le brésilien devient méchant si on l'attaque. Les dernières fois ou le Brésil a perdu ses matchs en Coupe, je grognait dans la rue quand les français venaient me taper dans le dos en se moquant de moi. Je pense même que dans ma rage, j'en ai mordu deux ou trois.

L'histoire du football brésilien est bien trop longue à expliquer, mais comme elle a déjà dépassé son statut de légende (ouuuhh!! je deviens nationaliste là), je n'ai pas besoin de le raconter ici.

Si vous venez à Rio, allez faire un tour dans les bars les mercredis soirs et les dimanche en fin d'aprèm, car l'engouement, la ferveur et la fierté carioca valent la peine à être vus.
Et profitez de ce moment pour vous réhydrater d'une bonne bière glacée (avec modération, ndlr).

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