Et surtout le dimanche. Le gros beauf qui se ramène avec 15 personnes de sa famille, son chien, ses 3 glacières et surtout : son téléphone portable. Parce que c'est vachement utile d'appeler son collègue qui bosse pendant qu'on prend le soleil. Et ça, c'est plouc.
Ce n'est pas comme si Rio était la seule ville à avoir ses ploucs. C'est vrai. Ils sont nombreux et parcourent le monde. Avec leur famille de 15 personnes, le chien et les 3 glacières. Et le téléphone portable. Et c'est vrai que la plage est à tout le monde, mais bon, est-il vraiment nécessaire de beugler et de se balancer du sable sur la figure ? Je ne pense pas. Surtout si c'est moi qui suis à côté et qui me prend du sable sur mon espace délimité par ma canga et mon parasol.
Et encore, si ça s'arrêtait là. Mais la conversation avec le-dit collègue fut édifiante.
Je tiens à préciser que je ne suis pas l'auteure des lignes qui suivent, que je ne partage aucunement la vision de ce brave plouc de monsieur et que je suis partisane d'éviter les sujets polémiques en lieux publiques.

"- Hey meeecccc !!! T'es au boulot ?? Wahahahahahaaaaa !! Tu sais ou je suis ??? A la plage mon vieux !!! Je mate en ce moment la mer, j'ai les pieds dans le sable et je sirote une bonne bière bien fraîche !!! Mwahaahahahaaa !!! Et ma fille (~ 14 ans, ndlr) est venue avec des copines !!! J'te raconte pas !!!! Mouais, j'suis pédophile, mwahahahahaaaa !!!! Et je suis un sacré abruti qui un jour va finir en taule et ça sera bien fait !!! MWAHAHAHAHAAAAA !!!"

L'avant dernière phrase vient de moi, j'avoue. Mais c'est exactement ce que je me disais a ce moment-là.

Et mis à part raconter des trucs qui lui colleraient toute une ribambelle d'associations, de problèmes judiciaires et très probablement de parents relativement mécontents, le plouc de plage aime bien laisser ses poubelles dans le sable.
Moi, je ne fait pas ça. Mais je me suis posée la question de savoir pourquoi ? L'education, c'est une excuse trop facile. Mais j'ai trouvé une autre raison : quand vous posez votre verre en plastoc', votre paille, vos emballages de biscuits dans le sable, caché sous votre chaise de plage, vous ne les voyez plus. Et puis vous vous levez pour partir, et là, c'est la cata. Les indésirables sont encore là. Alors, suffit de les enterrer un tout petit peu dans le sable, hop ! pour les cacher. Mais le temps que vous rangiez vos 3 glacières, le chien et les 15 membres de votre famille, les trucs à jeter ont réapparus. Vous jetez alors un coup d'oeil à l'énorme poubelle orange-flashy qui se trouve pile sur le chemin du retour, mais vous regardez vos bras chargés des 3 glacières et de la laisse avec au bout le chien (les 15 membres de la famille ont des jambes et connaissent le chemin), et le temps que vous passez a vous poser toutes ces merveilleuses questions, une vague est venue et a tout emporté. Comme par magie. Iémanjá devait avoir faim ou alors elle est écolo-récup' (Iémanjá est la déesse de la mer au Brésil). Le tour est joué : plus besoin de se préoccuper avec les poubelles, la mer s'en charge pour vous.

En réalité, j'aurais aimé que ma version des faits soit la réalité. Je me dit que ce genre de plouc peut toujours un jour décider de venir seul à la plage et que ce jour-là, il ramassera ses poubelles. Mais je crois juste que c'est un problème d'education. Les gens sont mal-élevés et se fichent pas mal de savoir qui va devoir nettoyer derrière eux, ni même si c'est bon pour la planète et les tortues que leurs déchets se retrouvent à flotter dans l'océan.

Alors à la plage, vous savez maintenant comment repérer les ploucs et surtout, éviter d'en devenir un. Laissez à la maison téléphone, chien, glacières, famille et utilisez les toutes moches mais bien utiles poubelles oranges pour jeter vos ordures.

P1040522_1P1040621_1