Le 1er janvier 1502 le portugais Gaspard de Lemos et ses compagnons arrivèrent au large de la côte brésilienne, et la vue qu'elle offrait était celle d'une baie ouverte sur l'océan. Cette colonie fut appellée ria, signifiant à l'époque aussi bien "baie", "bras de mer" ou "anse" et plus tard associé par confusion au mot rio qui signifie "fleuve". Ria de Janeiro est devenu alors Rio de Janeiro, le fleuve de janvier.

Si Lemos fut le premier à naviguer au large de Rio, c'est uniquement en 1565, le 1er mars, que Estácio de Sá, militaire portugais et futur premier-gouverneur de la ville de Rio, a définitivement fondé et baptisé la ville côtière de "Saint Sébastien de Rio de Janeiro" en l'honneur du souverain Sébastien Ier de Portugal.
Le jour du Saint Patron de la ville, le 20 janvier, est depuis lors un jour férié à Rio.

Le nom attribué aujourd'hui aux habitants de Rio, les cariocas, vient de la langue indigène tupi kari'oka : karíîó (blanc) et oka (maison). Concrètement, les indiens tupis avaient ainsi dénommé les colons portugais qui étaient venus s'installer sur les terres et avaient construit les premières maisons en pierre, nouveauté pour les autochtones.
Par extension, la rivière toute proche de la colonie, avait été appellée "Rio Carioca". Cette rivière, qui se jettait dans la baie de Guanabara, fut plus tard déviée pour les besoins de l'extension de la ville.

La colonisation de la ville devint entre 1555 et 1567, le terrain de bataille entre portugais et français. C'est à cette époque que l'Amiral Nicolas de Villegagnon, envoyé par Henri II, arriva sur les berges afin d'installer une colonie protestante. Les français furent finalement expulsés en 1567 par les portugais, anxieux de conserver cette nouvelle terre pour la couronne portugaise. Mais la marque française resta gravée à tout jamais dans l'histoire de la ville : encore aujourd'hui, l'île ou Villegagnon s'installa pour former le fort militaire anciennement connu comme Fort de Coligny, se nomme aujourd'hui "Ilha de Villegaignon".

La nouvelle colonie devenait de plus en plus grande, et en 1763, Rio de Janeiro devint la nouvelle capitale du pays (jusque là, São Salvador da Bahia avait été la première capitale) jusqu'en 1960 moment ou le gouvernement est passé à la toute neuve Brasilia.
La cour portugaise commença à arriver à partir de 1808, et ce fut dans l'actuel centre-ville de Rio que tout a commencé. Les palais impériaux, les demeures au style baroque, les premiers théâtres, bibliothèques et écoles d'arts, de sciences et autres académies militaires d'une culture excessivement européenne venue "civiliser" les contrées sauvages de l'autre bout du monde. Aujourd'hui encore, le centre (appelé "centro") garde les traces de cette influence européenne.

Les quartiers autour de Centro étaient utilisés comme terrains d'agriculture, et peu à peu, furent habités et modifiés.
L'extension de la ville alla jusqu'aux creux des montagnes (la région serrana, de "serra" : montagne), ou la famille royale installa ses quartiers d'été (la ville de Petrópolis fut fondée par l'Empereur Dom Pedro II en l'honneur de son père Pedro Ier, celle de Teresópolis à 23 km de distance, en l'honneur de sa femme, Dona Teresa Cristina) durant 40 ans.

Rio de Janeiro, affectueusement surnommée "cidade maravilhosa" (cité merveilleuse), est une ville mélangeant plages, centre cosmopolite et un paysage de fond excessivement vert et montagneux. De nos jours, elle est surtout connue pour son Carnaval, ses plages mythiques telle que Copacabana, les points de vue du Corcovado et du Pain de Sucre, et son immense stade de foot, le Maracanã.
Rio est une ville ou la misère cotoie sans arrêt la population de classe A, ou les gens, malgré tous les problèmes qu'ils peuvent avoir, malgré la difficulté du quotidien, sont heureux et aiment être cariocas.

"- Cette ville est merdique, rien ne fonctionne, il faut chaud, le traffic routier est horrible, on a peur des vols à main armée, et le gouvernement de l'Etat promet de nous aider mais il ne fait rien.
- Pourquoi tu ne pars pas alors ? En Europe peut-être ?
- Quitter Rio ? Ah, non ! Jamais de la vie !"
Moi, j'en conclu alors que finalement, ici, ce n'est pas si mal.

(Sources : Wikipédia Fr et Br, dictionnaire étymologique Houaiss)